Réforme PASS/LAS 2027 : tout ce que change la licence portail santé
Le décret est paru au Journal officiel le 24 octobre 2026 : à la rentrée 2027, la licence portail santé remplace le PASS et la LAS. Trois blocs, deux candidatures, un redoublement sous conditions et un classement entièrement nouveau. On a lu le décret, le rapport de l’Inspection générale et les chiffres officiels pour séparer ce qui est acquis de ce qui reste à fixer.
Publié le 27 octobre 2026

Réponse courte : avec la réforme PASS/LAS, à partir de la rentrée 2027, il n’y aura plus de PASS ni de LAS. Pour entrer en médecine, en pharmacie, en odontologie ou en maïeutique après le bac, tu passeras par une seule formation : la licence portail santé (LPS). Ta première année mêlera des cours de santé, une discipline universitaire que tu choisis (biologie, droit, psychologie, STAPS…) et des compétences transversales. Tu auras deux candidatures, à la fin de la L1 et à la fin de la L2, et tu pourras redoubler la L1 une fois, sous conditions. Le classement change complètement : tu seras d’abord comparé aux étudiants de ta discipline, puis départagé par tes notes du bloc santé. Et si tu es déjà en PASS ou en LAS, rassure-toi : tes règles restent valables jusqu’à la fin de l’année 2028-2029.
Tout ce qui suit vient du décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026, publié au Journal officiel le 24 octobre, du communiqué des ministères du même jour, du rapport de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) daté de septembre 2026 et des statistiques officielles. On a tout relu ligne à ligne, et on te signale à chaque fois ce qui est acquis et ce qui reste à fixer.
La réforme PASS/LAS 2027 en un tableau
Question | Réponse | D’où ça vient |
|---|---|---|
Quand ? | À la rentrée universitaire 2027-2028 | Décret |
Comment s’appelle la nouvelle formation ? | La licence portail santé (LPS) | Décret |
Pour quelles filières ? | Médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique. La kiné suivra « à terme ». | Décret et communiqué |
Comment est faite la première année ? | 60 crédits ECTS : bloc santé (24 à 30), bloc disciplinaire (24 à 30), bloc transversal (6 à 12) | Décret |
Combien de candidatures ? | Deux : en fin de L1 et en fin de L2. Plus de candidature en L3. | Décret |
Peut-on redoubler ? | Oui, une fois, avec un minimum de crédits validés | Décret (le seuil sera fixé par arrêté) |
Comment se fait le classement ? | Par discipline, puis par tranches de niveau, puis selon les notes du bloc santé | Décret |
Y a-t-il des oraux ? | Non, pas dans le classement | Décret et rapport IGÉSR |
Comment candidater ? | Un seul vœu « licence portail santé » sur Parcoursup, avec des sous-vœux par discipline | Communiqué des ministères |
Et si je suis déjà en PASS ou en LAS ? | Tes règles actuelles restent valables jusqu’à la fin de 2028-2029 | Décret |
Les seuils et pourcentages sont-ils connus ? | Pas officiellement : ils dépendent d’arrêtés pas encore publiés | Arrêtés attendus |
Qu’est-ce qui est déjà officiel ?
Le décret du 23 octobre 2026 est officiel et s’applique à la rentrée 2027. Ses réglages chiffrés, eux, dépendent d’arrêtés pas encore publiés. Beaucoup de chiffres circulent depuis avril. Pour t’y retrouver, il faut distinguer trois niveaux d’information.
Le décret du 23 octobre 2026 fait foi. Il est publié, il s’applique à la rentrée 2027, et c’est lui qui fixe l’architecture de la licence portail santé, le nombre de candidatures, le redoublement, la méthode de classement et la transition.
Les arrêtés d’application ne sont pas encore parus. Le décret leur renvoie tous les réglages chiffrés : la liste des disciplines, le seuil de crédits pour redoubler, la taille des tranches de classement, la répartition des places. Au 27 octobre 2026, aucun n’a été publié au Journal officiel. Les valeurs qu’on connaît viennent des projets de décret et d’arrêté présentés au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) le 7 juillet 2026, tels que les décrit le rapport de l’IGÉSR. Dans la suite, on les appelle « le projet de juillet ». Elles peuvent encore bouger.
Les annonces d’avril 2026 ne sont pas toutes devenues des règles. Le dossier de presse du 17 avril promettait par exemple une expérimentation pour la pharmacie, qui ne figure pas dans le décret.
Dans cet article, quand une valeur vient du projet de juillet, on l’écrit noir sur blanc. On mettra l’article à jour dès la publication des arrêtés.
Qu’est-ce que la licence portail santé (LPS) ?

La licence portail santé (LPS) est la nouvelle première année d’université qui remplace le PASS et la LAS à la rentrée 2027. Créée par le décret du 23 octobre 2026, c’est la voie unique pour entrer, après le bac, en deuxième année de médecine, de pharmacie, d’odontologie ou de maïeutique.
C’est une première année de licence de 60 crédits ECTS (le volume normal d’une année universitaire), découpée en trois blocs. Chaque université fixe la répartition exacte, dans les limites prévues par le décret.
Bloc | Crédits ECTS | Ce qu’on y trouve |
|---|---|---|
Santé | 24 à 30 | Les disciplines de santé communes aux filières, fixées par arrêté |
Disciplinaire | 24 à 30 | Les cours d’une mention de licence (ou de la formation en soins infirmiers) |
Transversal | 6 à 12 | Analyse, synthèse, expression écrite et orale, recherche documentaire, connaissance des métiers de la santé, compétences psychosociales, linguistiques et numériques |
C’est le grand changement par rapport au PASS : la santé et la discipline pèsent désormais à peu près le même poids. Le rapport de l’IGÉSR précise que les facultés de santé et les associations étudiantes avaient défendu un bloc santé plus lourd, mais que la concertation a tranché pour l’équilibre.
Le bloc santé
Sa liste de disciplines sera fixée par arrêté. Le projet présenté en juillet 2026 prévoit :
sciences de la santé : sciences du médicament et des produits de santé, anatomie générale et physiologie humaine, biostatistiques et épidémiologie, santé publique et environnementale, prévention ;
sciences biologiques : biochimie, biologie cellulaire, biologie moléculaire, génomique et génétique, biodiversité du vivant ;
autres sciences fondamentales : physique et biophysique, chimie et physicochimie ;
sciences humaines et sociales : bases de l’éthique et principes déontologiques.
Le dossier de presse d’avril parlait d’un programme « allégé, recentré sur l’essentiel ». Ça reste une première année exigeante : ces matières se retrouvent sur 24 à 30 crédits au lieu d’occuper presque toute l’année.
Le bloc disciplinaire
C’est la discipline que tu choisis à côté de la santé. Le communiqué des ministères cite les sciences (biologie, physique, chimie, mathématiques…), la psychologie, le droit et les STAPS. Le décret ajoute une option inédite : la formation en soins infirmiers, à condition que l’université ait signé une convention avec un institut de formation (IFSI).
La liste officielle des mentions sera fixée par arrêté. Selon le projet présenté en juillet :
les mentions se répartissent en trois domaines : sciences et technologies (sciences de la vie, chimie, physique, mathématiques, informatique…), droit, économie et gestion (droit, économie, gestion, science politique…), et un domaine « autres mentions » (lettres, psychologie, STAPS, sciences du langage, sciences pour la santé…), auquel s’ajoute la formation en soins infirmiers ;
chaque université qui a une faculté de santé devra proposer au moins quatre mentions, dans au moins deux domaines différents ;
une même mention ne pourra pas dépasser 30 % des places de la licence portail santé de l’université.
Ce choix n’est pas une simple option. Tu seras classé à l’intérieur de ta mention, et c’est dans cette mention que tu continueras si tu n’entres pas en santé. Choisis donc une discipline dans laquelle tu peux être bon, et que tu aurais envie de poursuivre.
Dernier point du décret : tu ne peux pas t’inscrire en licence portail santé dans une mention où tu as déjà obtenu au moins 60 crédits.
Le bloc transversal
Le décret en fixe le contenu : analyse et synthèse, expression écrite et orale, recherche documentaire, connaissance des métiers de la santé, compétences psychosociales, linguistiques et numériques. Selon le rapport de l’IGÉSR, les universités devront y proposer un module de découverte des métiers de la santé et une évaluation des compétences psychosociales.
Et dans les villes sans faculté de santé ?
Une université sans faculté de médecine, de pharmacie, d’odontologie ou de maïeutique pourra proposer une licence portail santé si elle signe une convention avec une université qui en a une. Le communiqué des ministères précise que le modèle pourra être déployé partout, « y compris dans les territoires ne disposant pas encore d’une voie d’accès aux études de santé ». Ça ne veut pas dire que chaque ville en aura une dès 2027 : l’offre réelle sera visible sur Parcoursup.
Comment s’inscrire en licence portail santé sur Parcoursup 2027 ?
Selon le communiqué du 24 octobre, tu formuleras « un seul vœu en licence portail santé », avec un ou plusieurs sous-vœux correspondant aux disciplines que tu veux étudier. Le rapport de l’IGÉSR précise la logique : le vœu principal est la licence portail santé, et chaque sous-vœu désigne une mention que tu souhaites rejoindre si tu n’entres pas en santé. Plusieurs mentions dans une même université ne consomment qu’un seul vœu, ce qui te laisse de la place pour d’autres formations. En Île-de-France, la région compte comme une seule académie pour les études de santé.
Le calendrier officiel de Parcoursup 2027 est déjà publié :
Date | Étape |
|---|---|
Jeudi 17 décembre 2026 | Ouverture de la carte des formations 2027 |
Du lundi 18 janvier au jeudi 11 mars 2027 | Inscription et formulation des vœux (jusqu’à 10 vœux) |
Jeudi 1er avril 2027 | Dernier jour pour compléter ton dossier et confirmer tes vœux |
Mardi 1er juin 2027 | Début de la phase d’admission principale |
Du vendredi 4 au lundi 7 juin 2027 | Classement des vœux en attente |
Jeudi 10 juin 2027 | Début de la phase complémentaire |
Samedi 10 juillet 2027 | Fin de la phase principale |
Jeudi 9 septembre 2027 | Fin de la phase complémentaire |
À partir du 17 décembre, lis attentivement chaque fiche formation : les mentions proposées, les critères d’examen des dossiers, le nombre de places, le lieu des cours. Ce sera ta première vraie source d’information sur la licence portail santé de chaque université.
Comment fonctionne le nouveau classement ?

Tu es d’abord classé parmi les étudiants de ta discipline, puis placé dans une tranche de niveau, et départagé dans cette tranche par tes seules notes du bloc santé. C’est le cœur de la réforme, et le point le plus mal compris. Il n’y a plus de concours : tu es classé sur l’ensemble de tes résultats de l’année.
Première condition : valider ton année
Pour être classé, le décret exige que tu aies obtenu les 60 crédits de ta première année, et que tu aies validé à la fois le bloc santé et le bloc disciplinaire, sans compensation entre les deux. Un excellent semestre en droit ne rattrapera donc pas un bloc santé raté, et inversement. Le projet de juillet ajoute deux exigences : valider en première session, et obtenir au moins 10/20 au bloc santé et au bloc disciplinaire.
Ensuite : trois étapes de classement
Un classement par mention. Le jury classe les étudiants de chaque mention entre eux (les biologistes avec les biologistes, les juristes avec les juristes), en prenant en compte toutes les notes de la première session.
Des tranches de niveau. Chaque classement est découpé en tranches, du meilleur niveau au plus faible. Chaque tranche contient la même proportion d’étudiants de chaque mention. Cette proportion sera fixée par arrêté ; le rapport de l’IGÉSR décrit un découpage en déciles.
Le bloc santé départage. À l’intérieur d’une même tranche, toutes mentions confondues, les étudiants sont classés selon leurs seules notes du bloc santé. Les tranches mises bout à bout forment une liste unique.
Un exemple pour comprendre
Les chiffres qui suivent sont inventés pour illustrer le mécanisme, avec des tranches de 10 %. Les vraies proportions seront fixées par arrêté.
Imagine une université avec trois mentions : 300 étudiants classés en sciences de la vie, 100 en droit et 100 en psychologie. La première tranche réunit les 30 premiers de sciences de la vie, les 10 premiers de droit et les 10 premiers de psychologie, soit 50 étudiants. Ces 50 étudiants sont ensuite classés entre eux uniquement selon leurs notes du bloc santé. Puis vient la deuxième tranche, et ainsi de suite.
Deux conséquences très concrètes :
ton rang dans ta mention décide de ta tranche. Le 8e de droit est dans la première tranche, devant le 40e de sciences de la vie, même si ce dernier a de meilleures notes en santé. Aucune mention n’est avantagée par sa façon de noter ;
dans ta tranche, c’est le bloc santé qui tranche. Négliger la santé au profit de ta discipline te coûtera des places, et l’inverse te fera descendre de tranche.
Si des candidats susceptibles d’être admis restent ex æquo, ils sont départagés par des coefficients appliqués à certaines notes, selon des modalités fixées par arrêté.
Tu choisis ta filière selon ton rang
Autre nouveauté : à partir de cette liste unique, les étudiants classés choisissent, dans l’ordre de leur rang, entre médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique, dans la limite des places de chaque filière. Le mieux classé choisit en premier. Tu n’as donc plus à jouer avec des classements séparés par filière, mais ton rang décide de ce qui reste disponible quand vient ton tour.
Combien de places pour chaque candidature ?
Le décret prévoit que l’arrêté fixe un pourcentage maximal de places pour les premières candidatures, et un pourcentage minimal pour les passerelles. Le projet présenté en juillet prévoit que 80 % des places de la licence portail santé iront aux candidats de première année, et 20 % à ceux de deuxième année. Les places non pourvues pourront être transférées entre les voies d’accès, et même entre universités d’une même région.
Combien de chances pour entrer en médecine avec la LPS ?
Le décret est très clair : tu ne peux présenter que deux candidatures par la licence portail santé.
La première, c’est ta première inscription. Le décret précise que « la première inscription en licence portail santé vaut première candidature ». Même si tu ne valides pas ton année, cette chance est utilisée.
La seconde se présente à la fin de la L2, l’année qui suit la validation de ta L1, dans la même mention (ou en soins infirmiers). Il faut alors avoir obtenu 60 crédits supplémentaires en L2. Une année de césure ou un service national peuvent décaler cette échéance.
Plus de candidature en L3. C’était possible en LAS, ça ne l’est plus. Selon le rapport de l’IGÉSR, l’idée est de laisser les étudiants se consacrer à leur troisième année, décisive pour entrer en master.
Pour la seconde candidature, le décret fixe deux règles de priorité : ceux qui ont validé leur L1 en première session passent devant ceux qui l’ont validée en seconde session, et ceux qui n’ont pas redoublé passent devant les redoublants. Selon le rapport de l’IGÉSR, le classement de deuxième année reprendra le même schéma, avec un départage selon les notes du bloc santé. Or la L2 est une année de licence classique, sans bloc santé. L’ANEMF, l’association des étudiants en médecine, a critiqué ce point en juillet 2026 : l’année de seconde chance ne comporterait pas d’enseignements de santé. Retiens-en une chose : tes notes de santé de L1 risquent de te suivre jusqu’à ta seconde candidature.
Ton parcours selon ta situation à la fin de la L1
Ta situation | Ce qui se passe |
|---|---|
L1 validée, rang suffisant | Tu entres en deuxième année de la filière que tu choisis parmi les places restantes à ton rang. |
L1 validée, rang insuffisant | Tu passes en L2 de ta mention (ou en soins infirmiers) et tu présentes ta seconde candidature en fin de L2. |
L1 non validée, minimum de crédits atteint | Tu peux redoubler une fois, dans la même mention. Pas de candidature à la fin du redoublement (sauf dérogation). Ta seconde candidature viendra en fin de L2, avec une priorité inférieure à celle des non-redoublants. |
L1 non validée, minimum non atteint | Pas de redoublement en licence portail santé. Selon le projet de juillet, tu rejoins la L1 de ta mention, sans seconde candidature. Il te restera les passerelles, une fois ta licence obtenue. |
Peut-on redoubler la licence portail santé ?
Oui, une fois, si tu as validé un minimum de crédits, mais sans pouvoir candidater en santé à la fin de l’année redoublée. C’est l’une des demandes les plus fortes des étudiants : le PASS ne se redoublait pas. La licence portail santé, si, mais une seule fois et à trois conditions fixées par le décret :
ne pas avoir validé ta première année ;
te réinscrire dans la même mention ;
avoir validé un nombre minimal de crédits dans le bloc santé et dans le bloc disciplinaire. Ce seuil sera fixé par arrêté ; le projet de juillet le place à 70 % des crédits de chacun des deux blocs.
Attention au piège : à la fin de l’année de redoublement, tu ne peux pas candidater en santé, sauf dérogation du président de l’université pour circonstances exceptionnelles. Le redoublement sert à valider ta L1. Ta candidature suivante se fera en fin de L2, et tu seras classé après ceux qui n’ont pas redoublé.
Le président de l’université peut aussi autoriser une nouvelle inscription en cas de renoncement à une première inscription ou de circonstances exceptionnelles pendant l’année.
Que se passe-t-il si tu n’es pas admis en santé ?
Si tu valides ta licence portail santé sans obtenir de place, tu passes directement en deuxième année de la mention choisie, ou en formation en soins infirmiers. Pour les soins infirmiers, la poursuite pourra dépendre de crédits et de stages complémentaires, fixés par arrêté.
C’est la logique de « marche en avant » voulue par la réforme : ne plus perdre d’année. Le ministre de l’Enseignement supérieur l’a résumé ainsi le 24 octobre : chaque année à l’université doit être « une année utile ».
Tu es en PASS ou en LAS en 2026-2027 : la réforme te concerne-t-elle ?
Non, pas directement : si tu as commencé un PASS ou une LAS avant la rentrée 2027, tes règles actuelles s’appliquent jusqu’à la fin de l’année 2028-2029. C’est l’article 9 du décret qui règle ta situation.
Tes règles ne changent pas. Si tu as commencé un PASS ou une LAS avant la rentrée 2027, les anciennes règles s’appliquent à toi jusqu’à la fin de l’année universitaire 2028-2029.
Tes années suivantes sont maintenues. Les universités gardent sans changement les deuxièmes et troisièmes années de leurs anciens parcours en 2027-2028 et 2028-2029.
Tes chances sont protégées. En 2027-2028 et 2028-2029, une partie des places est réservée aux étudiants des anciens parcours, calculée pour leur offrir les mêmes chances d’accès qu’en 2026-2027. Les modalités seront fixées par arrêté.
Après 2028-2029, c’est terminé. Tu ne pourras plus candidater en santé au titre de ton ancien parcours. Les passerelles restent possibles.
Tu ne peux pas repartir de zéro en licence portail santé. Un étudiant déjà inscrit en première année de PASS ou de LAS ne peut pas candidater en santé par la licence portail santé. Le décret prévoit de rares exceptions pour s’y inscrire (césure, service national, interruption pour motif exceptionnel, première année aménagée sur deux ans). Même chose pour les anciens étudiants de PACES.
Un point reste flou : le cas d’un étudiant de PASS 2026-2027 qui ne valide pas son année. Le décret ne le détaille pas. Si c’est ta situation, renseigne-toi dès maintenant auprès de la scolarité de ton université.
Attention aussi aux anciennes infos : en avril, Service-Public évoquait une « transition » vers le nouveau programme dès la rentrée suivante pour les étudiants entrés en septembre 2026. Le décret, publié depuis, maintient au contraire les anciennes règles pour eux jusqu’en 2028-2029.
Les oraux sont-ils supprimés ?
Oui : le décret ne prévoit aucun oral dans le classement de la licence portail santé. Avec le PASS et la LAS, beaucoup d’universités organisaient des épreuves orales (le « second groupe ») pour une partie des étudiants. Le rapport de l’IGÉSR confirme qu’il a été convenu de ne pas maintenir ces épreuves, jugées très lourdes à organiser pour un effet limité sur les classements. Le vice-président formation de l’université de Bordeaux parle lui aussi de « la disparition de l’oral d’admission ».
Le dossier de presse d’avril évoquait des oraux « encouragés » selon chaque université : c’est le décret qui fait foi. La suppression des oraux obligatoires a d’ailleurs été critiquée par les fédérations étudiantes. L’expression orale reste évaluée dans le bloc transversal, et les passerelles gardent une audition.
Peut-on entrer en santé sans la licence portail santé ?
Oui, par les passerelles, que le décret élargit. La licence portail santé n’est pas la seule porte. Le décret élargit l’accès direct en deuxième ou troisième année de médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique :
aux titulaires d’un diplôme d’un niveau au moins égal à la licence, même sans être passés par la licence portail santé ;
aux titulaires d’un diplôme de profession de santé (un diplôme d’infirmier, par exemple) ;
aux étudiants qui ont validé le premier cycle d’une filière de santé et veulent changer de filière ;
sous conditions, aux titulaires de certains diplômes européens (au moins 180 crédits) ou étrangers.
La procédure : un dossier, une présélection par un jury, une audition, puis la liste des admis. Deux candidatures au maximum, dans une seule université et pour une seule filière à la fois.
Un dispositif distinct, prévu par la loi du 27 juin 2025, doit organiser le retour en France des étudiants en médecine partis dans un autre pays européen. Ses textes d’application sont séparés de cette réforme.
La réforme concerne-t-elle la kiné et la pharmacie ?
Pas encore pour la kiné, et sans accès réservé pour la pharmacie. Le décret ne concerne que médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique, et deux annonces d’avril sont à relativiser.
La kinésithérapie, « à terme »
Le dossier de presse d’avril présentait la kiné comme « désormais pleinement intégrée ». Mais le décret d’octobre ne concerne que médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique. Le communiqué du 24 octobre indique que la licence portail santé deviendra « à terme » la voie d’accès à la kinésithérapie, sans date. Le rapport de l’IGÉSR évoque un passage de la kiné parmi les filières médicales par la loi « dans un délai de deux à trois ans ».
Aujourd’hui, l’admission en institut de kiné (IFMK) est encadrée par un arrêté du 17 janvier 2020, modifié en décembre 2025. Aucun texte publié ne fixe encore les règles pour la rentrée 2027. Si tu vises la kiné, vérifie sur Parcoursup et auprès des instituts quelles voies resteront ouvertes.
La pharmacie : l’accès réservé abandonné
En avril, les ministres annonçaient une expérimentation : des places réservées en pharmacie pour les étudiants qui ne visent que cette filière. Le projet de juillet prévoyait jusqu’à 20 % des places, sur déclaration avant la fin septembre, jusqu’à la rentrée 2029-2030. Ce dispositif ne figure pas dans le décret publié, et selon l’agence spécialisée AEF info (26 octobre 2026), l’expérimentation a été abandonnée. En l’état des textes, aucun accès réservé à la pharmacie n’existe.
Y aura-t-il plus de places en médecine ?
La réforme change la façon d’entrer, pas directement le nombre de places. Mais un autre texte compte : l’arrêté du 16 octobre 2026 fixe les objectifs nationaux de professionnels de santé à former pour 2026-2030. Ce sont des seuils minimaux, qui servent de cadre aux places que chaque université ouvre.
Filière | Objectif 2026-2030 (seuil minimal) | Par an | Pour comparaison : objectif 2021-2025 |
|---|---|---|---|
Médecine | 61 230 | 12 246 | 51 505 |
Pharmacie | 18 670 | 3 734 | 17 065 |
Odontologie | 8 625 | 1 725 | 7 265 |
Maïeutique | 5 570 | 1 114 | 5 220 |
Quelques valeurs annuelles en médecine : 553 pour Lyon Est et 403 pour Lyon Sud, 260 pour l’université Bourgogne Europe (Dijon), 479 pour Montpellier, 228 pour la région Antilles-Guyane.
Attention, ces objectifs ne disent rien du nombre de places en première année. Plusieurs universités préviennent qu’elles pourraient accueillir moins d’étudiants en licence portail santé si les moyens ne suivent pas : l’université de Bordeaux l’écrit sur son site, et le président de l’université Paris Cité l’a déclaré dans la presse. Les vraies chances d’accès ne seront connues qu’avec les capacités votées par chaque université. On mettra alors à jour notre classement des facs selon tes chances d’entrer en médecine.
Que proposent les universités pour 2027 ?
Au 27 octobre 2026, très peu de choses. Le rapport de l’IGÉSR fixe aux universités un calendrier serré : capacités d’accueil votées en novembre 2026 au plus tard, offre saisie sur Parcoursup de novembre à décembre, contenus des blocs construits jusqu’au printemps 2027, modalités d’examen votées entre mai et juillet 2027.
Université Paris-Est Créteil : une page provisoire (25 septembre 2026) confirme déjà le vœu principal avec sous-vœux, les deux candidatures (L1 et L2), le redoublement sous conditions et les trois blocs à valider sans compensation.
Bordeaux : l’université indique que sa capacité d’accueil est « encore en discussion avec le rectorat et le ministère ». Elle accueille aujourd’hui 1 400 étudiants en PASS et 400 en LAS.
Montpellier : la faculté de médecine annonce simplement la réforme pour la rentrée 2027-2028.
Lyon 1, Dijon, Antilles : aucune information publique sur leur licence portail santé à cette date.
On complétera nos pages sur les facultés de Lyon, de Dijon, de Montpellier, de Guadeloupe et de Martinique dès que ces universités publieront leur offre.
Pourquoi le PASS et la LAS sont-ils supprimés ?
Parce que le système était jugé trop complexe, trop inégal d’une université à l’autre et trop stressant, sans possibilité de redoubler. Petit retour en arrière. La loi du 24 juillet 2019 a supprimé la PACES et son numerus clausus. Depuis la rentrée 2020, on entre en santé par deux voies : le PASS, une année surtout consacrée à la santé avec une option dans une autre discipline, et la LAS, une licence classique avec une option santé.
Ce que disent les chiffres officiels
Selon la note statistique du ministère publiée en novembre 2025, parmi les néobacheliers entrés en PASS ou en LAS à la rentrée 2022 :
40,1 % ont été admis en deuxième année de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kiné, en un ou deux ans ;
47,5 % des étudiants de PASS, contre 25,7 % des étudiants de LAS ;
en un an seulement, 33,8 % en PASS contre 19,5 % en LAS ;
en revanche, chez ceux qui n’ont pas été admis, 22 % des anciens LAS étaient en troisième année d’études deux ans plus tard, contre 12 % des anciens PASS.
Autrement dit : le PASS menait plus souvent en santé, la LAS permettait plus souvent de rebondir sans perdre d’année. La réforme cherche à garder le meilleur des deux.
Le diagnostic de la Cour des comptes
En décembre 2024, la Cour des comptes a publié un rapport sévère sur la réforme de 2019. Quelques constats :
deux ans après leur année d’accès santé, 63 % des étudiants avaient perdu une année d’études, contre 79 % avant la réforme : un progrès, mais limité ;
selon le sondage mené par la Cour, l’inscription en LAS était « subie » dans 53 % des cas ;
toujours selon ce sondage, environ 10 % des étudiants non admis poursuivaient leurs études de santé à l’étranger (surtout en Espagne, en Roumanie et en Belgique), soit environ 1 600 étudiants par an.
La Cour recommandait déjà de passer à une voie unique d’accès.
Les reproches retenus par le gouvernement
Dans leur dossier de presse d’avril 2026, les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé listent les défauts du PASS/LAS : des organisations très différentes d’une université à l’autre, un système illisible pour les lycéens et leurs familles, un stress jugé « inacceptable », l’impossibilité de redoubler, qui poussait certains étudiants vers des universités étrangères, et des oraux très hétérogènes d’un site à l’autre.
Une concertation nationale a été lancée le 20 octobre 2025 avec les universités, les doyens, les associations étudiantes et les autres acteurs. Les ministres en ont présenté les conclusions le 17 avril 2026, le CNESER a examiné les projets de textes le 7 juillet, et le décret a été signé le 23 octobre.
Que pensent les étudiants, les universités et les doyens ?
Les fédérations étudiantes (FAGE, ANEMF, ANEPF, ANESF, UNECD, FNEK) ont salué le 22 avril 2026 « un tournant majeur ». Elles ont toutefois critiqué la suppression des oraux obligatoires et le dispositif à part pour la pharmacie.
L’ANEMF a ensuite affirmé son « opposition » au projet le 6 juillet 2026, en dénonçant une seconde chance sans cours de santé, un risque de baisse des capacités d’accueil et un budget insuffisant.
France Universités, qui représente les présidents d’université, « soutient cette réforme » (12 juin 2026) mais juge l’annonce de moyens supplémentaires « désormais urgente ».
L’Académie nationale de médecine a recommandé le 14 avril 2026 de reporter l’application à la rentrée 2028.
Les doyens de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique ont demandé un report d’un an dans une tribune publiée par Le Monde le 23 octobre 2026, la veille de la publication du décret. Le gouvernement a maintenu 2027.
Comment se préparer à la licence portail santé ?
Si tu passes le bac en 2027
Choisis ta mention avec soin. Tu y seras classé, et c’est là que tu continueras si tu n’entres pas en santé. Une discipline choisie « parce qu’elle a l’air facile » peut te faire tomber dans une mauvaise tranche.
Vise la régularité. Il n’y a plus de concours : chaque note de première session compte, dans les deux blocs, sans compensation possible. Le projet de juillet exige en plus une validation dès la première session.
Ne sacrifie jamais le bloc santé. C’est lui qui te départage dans ta tranche, et tes notes risquent de te suivre jusqu’à ta seconde candidature.
Surveille Parcoursup à partir du 17 décembre 2026 et les réunions d’information des universités.
Si tu es déjà en PASS ou en LAS
Ne change rien à ta stratégie sur la base de la réforme : ce sont tes règles actuelles qui comptent, jusqu’en 2028-2029. Notre guide pour réussir sa PASS ou sa LAS reste valable.
Dans tous les cas : apprendre pour retenir
Avec deux blocs à valider sans compensation et un classement qui porte sur toute l’année, il faut retenir beaucoup, longtemps. Les méthodes les plus solides restent les mêmes : se tester plutôt que relire, et réviser au bon moment plutôt que tout revoir la veille. C’est ce que fait Major Med : tu déposes tes propres cours, l’application en tire des QCM et des flashcards, et son algorithme de répétition espacée (FSRS-6) te les représente juste avant que tu les oublies.
Quels textes sont encore attendus ?
Point | Statut au 27 octobre 2026 | Valeur du projet de juillet 2026 |
|---|---|---|
Disciplines du bloc santé | Arrêté à paraître | Liste en quatre familles (voir plus haut) |
Mentions du bloc disciplinaire | Arrêté à paraître | Trois domaines, plus les soins infirmiers ; au moins 4 mentions par université |
Part maximale d’une mention | Arrêté à paraître | 30 % des places |
Seuil pour redoubler | Arrêté à paraître | 70 % des crédits du bloc santé et du bloc disciplinaire |
Taille des tranches de classement | Arrêté à paraître | Déciles |
Places première / seconde candidature | Arrêté à paraître | 80 % / 20 % |
Places réservées aux anciens PASS/LAS (2027-2029) | Arrêté à paraître | Mêmes chances qu’en 2026-2027 (décret) |
Kinésithérapie | Aucun texte | « À terme » |
Offre et places de chaque université | Sur Parcoursup le 17 décembre 2026 | À voter par les universités |
Quelles sont les dates clés de la réforme ?
24 juillet 2019 : la loi supprime la PACES ; PASS et LAS à la rentrée 2020.
Décembre 2024 : la Cour des comptes recommande une voie unique d’accès.
20 octobre 2025 : lancement de la concertation nationale.
17 avril 2026 : les ministres présentent la réforme.
7 juillet 2026 : examen des projets de décret et d’arrêté par le CNESER.
Septembre 2026 : rapport de l’IGÉSR sur la mise en œuvre de la réforme.
20 octobre 2026 : publication des objectifs nationaux de professionnels à former 2026-2030.
24 octobre 2026 : publication du décret au Journal officiel.
17 décembre 2026 : les formations 2027 apparaissent sur Parcoursup.
Septembre 2027 : première rentrée en licence portail santé.
Fin 2028-2029 : dernières candidatures possibles au titre du PASS et de la LAS.
Questions fréquentes
Le PASS disparaît-il vraiment en 2027 ?
Oui. À la rentrée 2027, les nouveaux étudiants entrent en licence portail santé. Ceux qui ont commencé un PASS ou une LAS avant gardent leurs règles jusqu’à la fin de 2028-2029.
La réforme s’applique-t-elle dès 2026 ?
Non. Les étudiants qui entrent en PASS ou en LAS à la rentrée 2026 suivent l’ancien système : leurs règles restent valables jusqu’à la fin de l’année 2028-2029. La licence portail santé ne commence qu’à la rentrée 2027.
Qu’est-ce qui remplace le PASS et la LAS ?
La licence portail santé (LPS), créée par le décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026. C’est désormais la voie unique pour entrer en médecine, en pharmacie, en odontologie ou en maïeutique après le bac.
Quelle différence entre PASS, LAS et licence portail santé ?
Le PASS était surtout une année de santé avec une option disciplinaire, la LAS une licence avec une option santé. La licence portail santé équilibre les deux (24 à 30 crédits chacun), ajoute un bloc transversal, et remplace les deux voies par une seule, organisée de la même façon partout.
Quelle moyenne faut-il pour passer en deuxième année de médecine ?
Il n’y a pas de moyenne fixe. Il faut d’abord valider ton année, avec le bloc santé et le bloc disciplinaire validés sans compensation (au moins 10/20 dans chacun selon le projet de juillet). Ensuite, tout dépend de ton rang et du nombre de places : valider ne suffit pas pour être admis.
Peut-on faire médecine avec une licence portail santé en droit ou en psychologie ?
Oui, c’est le principe : le communiqué des ministères cite le droit et la psychologie parmi les disciplines possibles, et le classement par tranches est conçu pour ne désavantager aucune mention. Encore faut-il que ton université propose cette mention : tu le verras sur Parcoursup.
Quelle licence choisir pour faire médecine en 2027 ?
Celle dans laquelle tu peux être bien classé, et que tu aurais envie de poursuivre si tu n’entres pas en santé. Le classement par tranches est conçu pour ne favoriser aucune mention : être dans le haut de ta mention compte plus que la mention elle-même. Vérifie sur Parcoursup les mentions réellement proposées par chaque université.
Peut-on candidater en L3 ?
Non, plus dans la licence portail santé. Les étudiants entrés en LAS avant 2027 gardent, eux, leurs règles jusqu’en 2028-2029.
La réforme rend-elle la première année plus facile ?
Pas forcément. Le programme de santé est plus court, mais tu dois réussir deux blocs sans compensation, être bien classé dans ta discipline et fort en santé. Les places restent limitées. La réforme réduit surtout le risque de perdre une année.
Faut-il une prépa privée pour la licence portail santé ?
Rien dans la réforme ne l’impose. Les programmes détaillés ne sont même pas encore publiés : méfie-toi de toute offre qui prétend déjà préparer à « la LPS ».
Mon enfant est en terminale : que doit-il faire dès maintenant ?
Réfléchir à la discipline qu’il aimerait étudier à côté de la santé, consulter les fiches Parcoursup dès le 17 décembre 2026, et formuler ses vœux entre le 18 janvier et le 11 mars 2027. Les dates des journées portes ouvertes figurent sur les sites des universités.
Sources
Décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026 relatif à l’accès aux formations de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique, Journal officiel du 24 octobre 2026.
Communiqué des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé, 24 octobre 2026.
Dossier de presse « La réforme de la première année : vers une simplification de l’accès aux études de santé », 17 avril 2026.
Service-Public : « Réforme des études de santé : ce qui changera à partir de la rentrée 2027 », 29 avril 2026.
IGÉSR, « Mission d’accompagnement sur les évolutions des modalités d’accès aux études de santé », rapport n° 24-25 268B, septembre 2026.
SIES, note flash n° 2025-31, novembre 2025.
Cour des comptes, « L’accès aux études de santé. Quatre ans après la réforme, une simplification indispensable », décembre 2024.
Arrêté du 17 janvier 2020 relatif à l’admission dans les instituts de masso-kinésithérapie.
Communiqué de la FAGE et des fédérations MMOPK, 22 avril 2026.
Communiqué de France Universités, 12 juin 2026.
Académie nationale de médecine, 14 avril 2026.
Université de Bordeaux, « La réforme des études de santé doit favoriser la réussite », mise à jour du 7 septembre 2026.
Université Paris-Est Créteil, L1 portail santé 2027, document provisoire du 25 septembre 2026.
Presse : Egora, « L’ANEMF affirme son opposition à la réforme PASS/LAS », 6 juillet 2026 ; AEF info, dépêche n° 759160, 26 octobre 2026 ; L’Information dentaire, 26 octobre 2026 (tribune des doyens parue dans Le Monde le 23 octobre 2026) ; L’Etudiant/EducPros, 23 avril 2026 (déclarations du président de l’université Paris Cité).
Article vérifié le 27 octobre 2026. Il sera mis à jour à la publication des arrêtés d’application et des offres des universités sur Parcoursup.


