Le DFGSM 2 est la première année où l’on ne te classe plus. Tu n’as plus à être devant, seulement à valider, et cette bonne nouvelle est précisément ce qui fait trébucher : l’objectif devient moins net au moment où le programme s’élargit. Anatomie, physiologie, biochimie, immunologie, chaque UE apporte son volume propre, et aucune échéance hebdomadaire ne vient plus signaler le retard.
Ce qui disparaît en même temps que le rang, c’est le calendrier. En PASS ou en LAS, le tutorat, les colles et les concours blancs imposaient une cadence que personne n’avait à inventer. En deuxième année, la question « que dois-je réviser aujourd’hui » n’a plus de réponse extérieure, et y répondre soi-même, chaque jour, sur dix UE, est un travail à part entière.
La méthode du concours ne passe pas à l’échelle. Un bachotage de trois semaines pouvait couvrir un programme de première année déjà vu quatre fois ; il ne couvre pas deux semestres d’un contenu nouveau. Il ne s’agit plus de réapprendre avant l’épreuve, mais que le cours d’octobre soit resté en janvier.
C’est ce que fait la répétition espacée, à une condition que la plupart des outils ignorent : une révision programmée après la date de l’épreuve ne sert à rien. Chez nous, un cours porte son semestre, et aucune de ses cartes n’est reportée au-delà de la prochaine session de ce semestre, rattrapages compris.